Education, formation, enseignement supérieur et emploi

08-10-2008

Ecrit par N. Hizaoui  

Pour une meilleure adaptation aux besoins de l’économie nationale

Le Renouveau - La Tunisie a réussi, depuis plus de deux décennies, à relever le défi de l’éducation pour tous. Les multiples et successives réformes engagées ont contribué à la promotion des ressources humaines et au développement économique.
Ainsi, les réformes de «l’école de demain», du système «LMD», ainsi que le programme de mise à niveau du dispositif de la formation professionnelle et de diversification des parcours de formation et de l’enseignement supérieur et celle des filières, ont introduit une dynamique innovante au système de scolarité et d’enseignement.
Un système que le pays a voulu moderne, répondant aux exigences des mutations profondes observées dans le monde et dans tous les secteurs de développement.
M. Maher Kallel, membre de la commission nationale de la consultation sur l’emploi, a énuméré, par ailleurs, les différentes lacunes et problématiques qui subsistent encore, malgré les innombrables réformes et réussites enregistrées. Ces problématiques sont étroitement liées au rôle du système de l’éducation et de la formation dans la promotion de l’employabilité, la diffusion de la culture d’initiative et l’intégration des ressources humaines dans la vie active.
Le conférencier a identifié ces lacunes articulées autour du décalage entre l’offre et la demande, le chômage observé chez les jeunes, notamment les diplômés du supérieur, l’absence de compétences fortement demandées auprès des diplômés du supérieur et de structures de préparation des ressources humaines à la vie active.
Le conférencier devait préciser que «les choix et les orientations émanent d’une conviction profonde et d’une vision prospective qui projettent la conception de plusieurs concepts relatifs à la création de la culture d’initiative, de l’autoformation, de l’apprentissage par alternance et à vie, à la participation des professionnels au développement du dispositif de la formation. Néanmoins, l’exécution des réformes demeure parfois inachevée, voire mal appréhendée par les structures et les systèmes qui sont inadaptés à ces réformes. Plus encore, les experts et les spécialistes ne sont pas encore qualifiés pour le changement et pour garantir le suivi et l’évolution des réformes initiées».
D’où l’émergence «d’un problème de gestion du changement, un changement désormais incomplet, dû essentiellement à la séparation entre la scolarité et le travail. En effet, le citoyen tunisien s’est habitué à penser que c’est l’échec scolaire qui mène au marché du travail, tandis que la réussite d’un parcours scolaire permet de rester en dehors de la sphère de l’employabilité», ajoute le conférencier.
Autre problématique liée à l’absence des compétences de base chez les jeunes, due à la mondialisation de l’économie et de l’entreprise qui a contribué à l’existence de nouveaux modes d’organisation du travail. Ces modes exigent certes des compétences en ressources humaines communément qualifiées de «compétences de base».
En Tunisie, la moitié de la jeunesse tunisienne, âgée de moins de 16 ans, n’a pas ces aptitudes. «L’absence de ces aptitudes est due, au système actuel qui ne donne pas la responsabilité à l’école d’atteindre les objectifs pédagoqiques escomptés pour chaque étape de son évolution, ni les opportunités de développer le concept de l’esprit d’initiative, la culture d’évolution...», ajoute le conférencier.
Les lois d’orientations de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de l’éducation promulguées, ont favorisé de nouveaux concepts visant l’assurance de la qualité des potentialités, conformément aux exigences de la société et de la nouvelle économie. «Cependant, le manque de professionnalisme de certains intervenants et le recours à la centralisation absolue dans la conception et l’exécution des réformes, constituent d’ores et déjà une lacune qui entrave la réalisation des réformes engagées et l’ancrage de nouveaux comportements».
A ceux-ci s’ajoutent d’autres problématiques relevant de l’absence d’informations exactes sur la réalité du marché de l’emploi, notamment les parcours professionnels, le contenu des programmes et leurs horizons, l’orientation professionnelle, la culture des métiers...
«Autant de raisons qui laissent les jeunes, la famille et le staff éducatif mal orientés, voir insatisfaits des choix effectués. Cette situation reflète et explique l’augmentation du nombre des diplômés du supérieur».
Idem, les institutions de l’enseignement supérieur souffrent de l’absence de mécanismes efficaces et d’une organisation leur permettant d’identifier les besoins de l’économie et la capacité de «traduire ces besoins en programmes et parcours de formation. De même, les lois fondamentales du cadre d’enseignement ne tiennent pas compte des nouvelles méthodes de formation, dont celles avec l’entreprise ou à distance», souligne M. Kallel.
Concernant le secteur de la formation professionnelle, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que l’accès à la formation reste limité et n’est pas encore considérée en tant que système ou dispositif de réussite. «Il n’a pas encore permis de réduire la pression quantitative sur les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur».
Evoquant le rôle du secteur privé dans les systèmes de l’éducation, de la formation et de l’enseignement  supérieur, le conférencier précise que ce rôle est actuellement limité, malgré les efforts considérables consentis par le pays en vue de relever le défi de la modernisation du système à l’intérieur et de promotion de ses services à l’extérieur. «Ceci revient à l’absence d’une vision claire du rôle du secteur privé dans ce domaine, qui ne peut que compléter celui du secteur public».
Comment rendre le système éducatif plus efficace et plus efficient afin de répondre aux besoins de l’entreprise?
Une interrogation parmi tant d’autres qui exigent une interaction du système de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur avec le système de la recherche scientifique, la contribution du tissu associatif et de la société civile dans la sensibilisation de toutes les parties concernées par le développement des systèmes éducatif, de la formation et de l’enseignement supérieur et leur adaptation aux besoins de l’économie nationale, et enfin la mise en place de structures durables d’évaluation des réalisations accomplies et de suivi de l’exécution des réformes et programmes arrêtés.


Etablissements de formation des ingénieurs

09-10-2008

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie informe, dans un communiqué publié hier que, dans le cadre du renforcement de l’employabilité et des compétences professionnelles des maîtrisards ...

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Formation professionnelle

04-09-2008

Vu l’importance des besoins économiques en main-d’œuvre qualifiée, l’Etat a accordé une attention particulière aux spécialités dites prioritaires. Dans ce cadre et pour inciter les nouveaux apprenants à y adhérer, le Ministère de l’éducation et de la formation vient d’annoncer l’attribution d’une bourse mensuelle de 25 D à leur profit.

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Tourisme, formation et emploi

03-09-2008

Priorité nationale absolue, l’emploi fait l’objet depuis quelques temps, d’une consultation nationale, initiée sur instructions du Chef de l’Etat. Une consultation qui mobilise toutes les forces vives du pays et dont la finalité est d’identifier des solutions éventuelles au taux de chômage, notamment parmi les diplômés du supérieur, jugé trop élevé, pour un pays qui a tout misé sur l’enseignement. En marge de la consultation nationale, d’autres sectorielles ont eu lieu, afin d’englober l’ensemble des activités économiques. C’est dans ce contexte que le «Magazine Tourisme Info», a organisé, en collaboration avec la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) et la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), et sous l’égide du Comité d’Organisation de la Consultation Nationale sur l’Emploi, un séminaire sur le thème: «Tourisme, formation et emploi».

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Centres de Formation professionelle: Démarrage de la session 2008/2009

02-09-2008

TUNIS, 02 sept 2008 (TAP) - La session 2008/2009 de formation a démarré, lundi, dans les 133 centres de formation professionnelle qui pourvoient quelques 41 mille postes de formation soit plus 7 mille nouveaux postes par rapport à 2007.

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